Lorsqu’un chirurgien-dentiste libéral se retrouve en arrêt de travail, pour une maladie, un accident ou une grossesse pathologique, la réalité des indemnités versées s’impose très vite comme une question concrète et déterminante. Contrairement aux salariés, les régimes obligatoires offrent une protection souvent insuffisante pour couvrir ses frais personnels et professionnels.
Il est important de comprendre toutes les spécificités liées aux indemnités du chirurgien-dentiste libéral en arrêt de travail, afin d'anticiper les conséquences financières et d'identifier les solutions adaptées.
En cas d’accident ou de maladie rendant temporairement impossible l’exercice de l’activité, l’arrêt de travail du chirurgien-dentiste libéral n’entraîne pas une compensation intégrale de la perte de revenus.
Les indemnités du chirurgien-dentiste libéral proviennent principalement de deux organismes :
chacun intervenant à des moments différents de l’arrêt de travail.
La CPAM indemnise l’arrêt de travail du chirurgien-dentiste libéral à compter du 4ᵉ jour, après un délai de carence de 3 jours.
Les indemnités journalières du chirurgien-dentiste libéral sont calculées selon la formule suivante :
Indemnité journalière = 1/730ᵉ du revenu annuel moyen des 3 dernières années,
dans la limite de 3 PASS, soit un plafond de 193,56 € brut par jour (en 2025).
Ces indemnités du chirurgien-dentiste libéral couvrent uniquement une partie des besoins personnels et sont rarement suffisantes pour absorber l’ensemble des charges fixes du cabinet.
Un arrêt de travail du chirurgien-dentiste libéral pour grossesse pathologique est indemnisé comme un arrêt maladie classique.
Le motif « grossesse pathologique » n’influence pas le montant des indemnités journalières du chirurgien-dentiste libéral, seul le revenu professionnel déclaré est pris en compte.
La CARCDSF intervient à compter du 91ᵉ jour d’arrêt de travail, période pendant laquelle les indemnités du chirurgien-dentiste libéral changent de régime.
Montant des indemnités CARCDSF
Soit environ 3 330 € brut par mois, destinés à couvrir :
Lorsque l’état de santé entraîne une impossibilité durable d’exercer, l’arrêt de travail peut évoluer vers une situation d’invalidité.
Invalidité totale et définitive
En 2025, un chirurgien-dentiste libéral reconnu totalement et définitivement inapte à exercer perçoit :
Les indemnités du chirurgien-dentiste libéral en situation d’invalidité sont majorées de :
En cas d’invalidité partielle, pourtant fréquente après un arrêt de travail prolongé, aucune indemnité du chirurgien-dentiste libéral n’est prévue par la CARCDSF.
Cette situation peut entraîner une baisse importante et durable des revenus, sans compensation par les régimes obligatoires.
Face aux limites des régimes obligatoires, il est fortement recommandé de mettre en place une assurance prévoyance adaptée à l’activité libérale.
Un contrat de prévoyance bien structuré permet notamment :
Les contrats de prévoyance utilisent des notions techniques (ITT, IPT, T/66, forfaitaire…) souvent mal comprises.
Deux contrats peuvent sembler identiques tout en offrant des indemnités du chirurgien-dentiste libéral très différentes.
Sur notre site « Prévoyance », vous trouverez :
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